Accès aux services de santé de qualité au Burkina : L’ONG Help prône la veille communautaire
Publiée le 16 juin 2021

L’Organisation non gouvernementale (ONG) Help a organisé ce lundi 14 juin 2021, un atelier national de plaidoyer sur l’Assurance maladie universelle (AMU) et la veille communautaire autour de l’accès aux soins de santé. Cette activité s’inscrit dans le cadre du Projet de promotion des droits à la santé de l’enfant et de la femme dans les Hauts-Bassins, mis en œuvre de mars 2018 à juin 2021. La rencontre était placée sous la présidence du ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo.

 

 

Le Burkina Faso est l’un des pays où l’accès aux services de santé de qualité pour les populations reste limité. Pour inverser cette tendance et garantir un accès aux services de santé par la population, le gouvernement a décidé de mettre en place l’Assurance maladie universelle (AMU). Sa mise en œuvre se fait cependant toujours attendre. Pour contribuer à sa mise en œuvre effective, l’Organisation non gouvernementale (ONG) allemande d’aide d’urgence et au développement, Help, veut apporter sa contribution. Elle a tenu à cet effet, le lundi 14 juin 2021 à Ouagadougou, un atelier national de plaidoyer sur ladite AMU et sur la veille communautaire autour de l’accès aux soins de santé.

Déjà, pour s’assurer de l’effectivité de la gratuité des soins des femmes enceintes et des enfants de moins de 5 ans, sous son leadership, l’ONG Help a mis en œuvre le projet de promotion des droits à la santé de l’enfant et de la femme dans la région des Hauts-Bassins. Elle a été accompagnée en cela par l’Organisation pour le droit à la santé et au développement (ODSAD) et AGIR/Groupe de travail en santé et développement. Le projet a été financé par l’Union européenne en appui au gouvernement burkinabè.

D’après la directrice pays de Help, Kristina Rauland-Yambré, dans sa mise en œuvre, ce projet a mis au centre de ses interventions, les populations qui se sont organisées dans une veille communautaire pour améliorer l’accès aux soins et l’offre des services de santé et contribuer à une bonne opérationnalisation de l’AMU. Pour ce qui concerne l’effectivité de la gratuité des soins dans les formations sanitaires, a déclaré le directrice pays de Help, le projet a réalisé des contrôles. Toutes choses qui ont permis de relever plusieurs dysfonctionnements. A l’en croire, ces dérèglements ont été transmis aux autorités sanitaires afin que des actions soient prises pour garantir l’accès aux soins de santé aux populations, surtout celles les plus pauvres.

« L’atelier de plaidoyer de ce jour met un accent particulier sur la veille communautaire qui a permis de libérer la parole des usagers des services de santé et des professionnels de la santé », a-t-elle relevé. Au nom de l’ensemble des membres du consortium, elle a dit merci aux actrices et acteurs de la veille communautaire, aux autorités administratives et sanitaires.

De la pérennisation des acquis de la veille

Du fait de l’action de la veille, plusieurs dysfonctionnements liés à la mauvaise conduite des agents de santé et des populations ont été corrigés. De même, les conditions de travail des professionnels de santé se sont améliorées grâce aux dotations des formations sanitaires en matériel médicotechnique et à la réfection de certains centres de santé et de leurs logements. Au regard des résultats atteints et des acquis engrangés, certains élus locaux se disent prêts à poursuivre avec le dispositif de la veille en finançant son fonctionnement dont le coût moyen par mois est estimé à 187 000 F CFA. Ils plaident par ailleurs pour sa vulgarisation à l’échelle nationale pour l’amélioration de l’accès des populations aux soins de santé de qualité.

De la veille citoyenne pour contrôler l’effectivité de la gratuité des soins

Le ministre de la Santé, Pr Charlemagne Ouédraogo, prenant la parole, a rappelé que le projet des droits à la santé de l’enfant et de la femme dans la région des Hauts-Bassins est une composante de veille communautaire dans le cadre du Programme d’appui à la politique sectorielle santé (PAPS), phase 2. Il s’agit, a fait savoir le ministre, de mettre en place un système de veille citoyenne active dans le domaine sanitaire, d’effectuer le contrôle de l’effectivité de la gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.

« Il s’est agi aussi de conduire des études et des recherches visant à apporter des orientations sur les modalités d’adhésion à l’AMU des acteurs du secteur informel », a-t-il précisé. Le premier responsable de la santé des Burkinabè a terminé ses propos, non sans réitérer l’engagement du gouvernement vers la croissance dans la perspective de l’amélioration de la qualité et des conditions de vie des populations notamment l’effectivité du droit à la santé.

Source : Lefaso.net

 
Mot de la Directrice Pays de Help
La vision de Help est un monde où tous les hommes, femmes et enfants peuvent vivre de manière autonome dans la dignité, la paix et la sécurité. Le contexte du Burkina Faso est marqué par un indice de (...)