Des bassins de collecte d’eau de ruissellement pour faire face aux poches de sécheresse dans 4 communes du Yatenga
Publiée le 14 juin 2017

Le village de Déssè, situé dans la commune rurale de Koumbri a accueilli des voyageurs, venus à la découverte d’un ouvrage particulier. En effet, à travers le Projet de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle du Yatenga (PSANY), financé par le Ministère Allemand des Affaires étrangères, les producteurs sont allés découvrir un ouvrage, qui n’est nul autre que le bassin de collecte des eaux de ruissellement (BCER). Offrir une formation technique aux producteurs et surtout leur permettre de toucher du doigt les conditions de réalisation des BCER, tels étaient les objectifs visés par ce voyage.

De forme trapézoïdale de 13 m de longueur, 8 m de largeur et de 2 m de profondeur, cet ouvrage a une capacité de stockage de 208 mètres cube permettant de sécuriser une surface de 0,25 ha à travers l’irrigation de complément, s’il est bien réalisé. Le projet appuie les producteurs avec du matériel de creusage, de stabilisation et d’imperméabilisation (ciment, polyéthylène épais), de sécurisation (clôture grillagée), d’exhaure d’eau (pompe à motricité humaine) et aussi du cash for work pour faciliter le travail de fonçage de la fosse.

 Promu par Help au vu de la situation pluviométrique préoccupante dans le Nord, le BCER permet de sécuriser leurs récoltes à travers l’irrigation de complément en cas de poches de sècheresses, l’augmentation de la production céréalière, la mise en œuvre d’AGR pour les femmes grâce à la production maraîchère ainsi que la diversification du régime alimentaire et nutritionnel des enfants et des femmes. En somme, les conditions de vie des producteurs et de leurs familles se voient donc améliorées grâce au BCER.

Le creusage d’un BCER nécessite certaines conditions techniques et en ressources humaines dont la motivation, et la persévérance. Afin de montrer aux producteurs les réalités auxquelles ils seront confrontés, 65 producteurs ont été invités à faire le déplacement sur le site d’un BCER témoin à Déssè. Ce site est celui de SIGUE Souleymane, père de 4 femmes et de 30 enfants. 

Selon les propos de SIGUE, le BCER lui a permis d’augmenter ses récoltes et de faire de la culture de contre saison. Partant de cette réussite, il estime que le BCER est un ouvrage très utile et il serait mieux qu’un troupeau de cent (100) bœufs. Dans son argumentaire, il souligne que le BCER est un ouvrage durable alors que les animaux peuvent disparaitre au fil du temps à cause des conditions climatiques difficiles. Cette anecdote met en avant l’importance des BCER pour le producteur et sa famille. « Je suis très heureuse d’avoir été sélectionnée par Help pour bénéficier du BCER. Ce voyage a permis de lever mes doutes sur les difficultés que je pourrai avoir lors de la réalisation de cet ouvrage. Avec accompagnement de mon mari, je pourrai venir à bout de la réalisation de cet ouvrage » s’est exprimée POROGO Safiata, bénéficiaire de BCER.

Ce voyage d’étude a été un véritable succès car tous sont repartis, éclairés, satisfaits, motivés et prêts à commencer le creusage de leur BCER

 

Mot de la Représentante Pays de Help
Sa vision est un monde où tous les hommes, femmes et enfants peuvent vivre de manière autonome dans la dignité, la paix et la sécurité. Le contexte du Burkina Faso est marqué par un indice de pauvreté (...)